Jeudi 7 février 4 07 /02 /Fév 00:14

Ibrahim Manzo Diallo remis en liberté provisoire

Ibrahim Manzo Diallo, directeur de publication de bimensuel privé Aïr Infos, va être remis en liberté provisoire dans la journée du 6 février 2008, a appris Reporters sans frontières auprès de son avocat.

Le 6 février 2008, la chambre d’accusation de Niamey s’est prononcée en faveur d’une remise en liberté provisoire d’Ibrahim Manzo Diallo. "Le procureur général va notifier la décision du juge au procureur de la République, qui va signer l’ordre de remise en liberté provisoire", a déclaré à Reporters sans frontières Me Moussa Coulibaly. "L’instruction va se poursuivre, mais Ibrahim devrait être libéré dans le courant de la journée", a-t-il ajouté.

Inculpé d’association de malfaiteurs, Ibrahim Manzo Diallo était accusé d’avoir eu des contacts étroits avec la rébellion touarègue du Mouvement des Nigériens pour la justice (MNJ), qui sévit dans le nord du pays depuis février 2007.

Il était incarcéré à la prison civile d’Agadez.

Le 12 février, la chambre d’accusation doit rendre son jugement dans l’affaire Moussa Kaka, directeur de Radio Saraouniya, correspondant au Niger de Radio France Internationale (RFI) et de Reporters sans frontières. Arrêté le 20 septembre 2007 et inculpé de "complicité de complot contre l’autorité de l’Etat", il est actuellement incarcéré à la prison civile de Niamey.

 

Par Asbl temet
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Dimanche 11 novembre 7 11 /11 /Nov 12:03

Le Centre Culturel d'Etterbeek/Espace Senghor a le plaisir de vous annoncer, dans le cadre des Rencontres d’Ici et d’Ailleurs, le festival :

 

Peuples du Sahara

du 6 au 9 décembre 2007, à l’Espace Senghor

 

Le Sahara (de l'arabe Sahhra qui signifie désert) est le plus grand désert de la planète avec 8,5 millions de km2. Il traverse l'Afrique, de l'Atlantique à la Mer Rouge et de la Méditerranée au sud du tropique du Cancer et s'étend sur 10 pays : l'Algérie, l'Egypte, la Libye, le Mali, le Maroc (et le Sahara Occidental), la Mauritanie, le Niger, le Soudan, le Tchad et la Tunisie. Sur cet immense territoire évoluent des peuples qui se sont adaptés aux rudes conditions du désert : les Touaregs, les Maures, les Peuls, les Toubous…

Cet événement, réalisé en en collaboration avec ICRA Belgique et Temet asbl, vise à apporter un éclairage sur les cultures de ces peuples, à travers diverses activités :

 

Pendant tout le festival :

Touareg, une exposition de photographies de Alain Kazinierakis

 

Alain Kazinierakis a entrepris depuis 1993 un travail photographique de longue haleine sur le monde touareg, riche de sa diversité, de sa dignité et sa résistance. Un véritable portrait photographique du peuple Kel Tamasheq, considéré sur l’ensemble de son territoire et dans toutes ses composantes, populations autochtones nomades, exilés semi-sédentarisés, camps de réfugiés, mouvements rebelles.

 

Ce travail s’assoit sur une période plus ou moins longue et nous permet de sortir du cliché, du stéréotype, de l’image préconçue réduisant souvent une réalité vécue à une vision unique, l’histoire de toute une population autrefois humaine, digne et autonome. Alain Kazinierakis a su gagner la confiance de ces hommes et de ces femmes dont il se sent proche et qui se battent dans un environnement hostile pour survivre et pour défendre leurs valeurs essentielles.

 

Vernissage le jeudi 6 décembre, de 18h30 à 20h.

L’exposition sera visible pendant tout le festival.

 

Entrée libre.

 

Jeudi 6 décembre, à 20h :

Sahara, le désert des premiers hommes, une conférence-débat par Paul Lorsignol

 

Les immensités du Sahara et du Sahel sont peuplées d’une constellation de peuples en évolution constante. Ils ont vu toutes les transformations du Sahara : les prairies verdoyantes et les lacs poissonneux du néolithique ont disparu, contraignant les uns à l’exode, les autres à la création de mode de survie ayant perduré jusqu’à nos jours.

Cette histoire millénaire a laissé un fabuleux patrimoine aujourd’hui menacé : les sites paléolithiques et néolithiques, les gravures rupestres sont pillés au profit de collectionneurs étrangers ; les sécheresses ou les guerres livrent des trésors culturels aux vents du désert…

La conférence, illustrée de nombreuses diapositives, sera suivie d’une rencontre-débat.

 

P.A.F. :  4 euros prévente/ 4,5 euros cartes jeune et senior/5 euros.

 

Vendredi 7 décembre, à 20h30 :

Concerts de Etran Finatawa (Niger) et de Kel-Assouf (Belgique)

 

Carrefour entre le monde arabe et les cultures sub-saharienne, le Niger compte pas moins de onze groupes ethniques différents. Parmi ceux-ci, deux peuples nomades à l'héritage culturel très riche, les touaregs et les peulh-wodaabé. Le groupe  Etran Finatawa propose une rencontre entre ces cultures qui, même si elles se côtoient, sont très différentes.

 

Tantôt en tamashek, tantôt en fulfulde, le chant est accompagné de choeur polyphoniques wodaabés, de guitare électriques, de calebasses et du rythme des Akayweres, une percussion attachée à la cheville. Les danses, qu'elle soient touarègues ou wodaaabé, prennent également une grande place sur scène et sont rehaussées par les tenues traditionnelles touarègues et wodaabé, les tuniques brodées, les plumes d'autruches ainsi que les maquillages extraordinaires des hommes wodaabé.

 

Leurs chansons parlent de la vie nomade, des animaux, de l'amour mais aussi du changement de vie, de la religion et de l'identité. Ils chantent également sur l'exode, les menaces et les dangers de la ville. La musique d'Etran Finatawa est un véritable symbole de réconciliation et de paix. Une fusion unique à ne pas rater !

 

En première partie,  Kel-Assouf (les fils du désert en langue tamashek) présente la rencontre à Bruxelles de huit artistes issus de deux continents, l'Afrique et l'Europe. Fondé par les musiciens touaregs Anana Harouna et Omar Moctar, ce groupe compose une musique originale qui emprunte autant à la musique touarègue, au blues, aux sonorités rock, qu’à celles de la musique classique et gnawa. À découvrir !

 

P.A.F. :  12 euros prévente/ 13 euros cartes jeune et senior/ 14 euros.

 

Samedi 8 décembre

De 14h30 à 18h : Documentaires suivis de débats 

 

"Accoucheuses nomades, Racines du désert" de Yéléma ASBL, 2007, 52’

 Aux confins du Mali et de l'Algérie, la région de l'Adrar des Ifoghas est un espace hostile où se mêlent dunes de sable et massifs rocailleux. Ses habitants traditionnels sont les Tamasheks qui vivent essentiellement du pastoralisme. Cette région connaît un des taux de mortalité infantile et maternelle les plus élevés du monde. Le gouvernement malien s'est mobilisé avec l'aide de Médecins du Monde-Belgique pour renforcer le développement sanitaire de la région.

 

"Kawriten ko'e meen, rassemblons nos têtes... " de Francine Sandrine, 2006, 52’

Chaque année, les wodaabes du Niger, éleveurs peuls nomades, organisent une grande assemblée générale avec les chefs traditionnels (chefs de tribus), les chefs administratifs (chefs de groupements), les présidents d'associations et la population de leur ethnie. À travers la loupe de ces réunions et un plongeon dans le quotidien des wodaabes, le film aborde les difficultés de ce peuple telles qu'il les ressent aujourd'hui. Pris entre la nécessité d'évoluer vers une semi sédentarisation et celle d'affirmer une identité culturelle, c'est également un regard croisé entre leurs paroles et les questionnements de l'auteur.

 

Un des deux co-organisateurs de la première Assemblée des Woodabés en 2004, sujet du documentaire de Sandrine France, Dioutchi Mahamane, sera présent et parlera après le documentaire sur les éditions suivantes de cette assemblée et du collectif des Woodabés du Niger.

 

Entrée libre.

 

De 14h00 à 20h : Souk

 

Artisanat, Ong et associations. Possibilité de petite restauration. Espace animation pour enfants.

 

Entrée libre.

 

À 20h : Film-conférence Touareg, peuple nomade du Sahara 

 

Dans la région de Ménaka (nord-est du Mali) une confédération touarègue prestigieuse – les Ioulliminden – continue à vivre de l’élevage extensif, un mode de vie séculaire au rythme des dromadaires et des incertaines saisons climatiques. Un documentaire pour accompagner les nomades tout au long d’une journée, d’une saison, aborder les instants magiques des fêtes spontanées, rappeler les dures réalités des révoltes touarègues, évoquer la rude période sèche et brûlante, l’attente des précipitations salvatrices…

 

« Touareg, peuple nomade du Sahara » est un film réalisé par Jean-Pierre Valentin et Paul Lorsignol. Il sera suivi d’un débat autour du développement et du contexte économique, politique et social du Sahara avec Paul Lorsignol (Icra), Ismaghil Alhassane (Doctorant en études du développement - UCL) et Issouf Ag Maha (auteur de « Touareg du 21ème siècle » et maire de la Commune de Tchirozérine – Niger).

 

P.A.F. :  4 euros prévente/ 4,5 euros cartes jeune et senior /5euros.

 

Dimanche 9 décembre, à 18h :

Si le vent soulève les sables, film de Marion Hänsel

 

Avec Issaka Sawadogo, Carole Karemera, Asma Nouman Aden, Saïd Abdallah Mohamed, Ahmed Ibrahim Mohamed

Belgique/France, 2006, 96’.

 

D’un côté, le désert qui grignote la terre. La saison sèche qui n’en finit plus, l’eau qui manque. De l’autre, la guerre qui menace. Au village, le puits est à sec. Le bétail meurt. La majorité des habitants, se fiant à leur instinct, partent en direction du Sud. Rahne, seul lettré, décide de partir avec Mouna, sa femme et ses trois enfants vers l’Est. Leur seule richesse, quelques brebis, des chèvres et Chamelle, un dromadaire. Histoire d’exode, de quête, d’espoir et de fatalité. Mais aussi une parabole sur la détermination et l’éternité qui nous entraîne sur les pas de Shasha, enfant nomade qui va conquérir l’amour de son père grâce à sa ténacité, sa force et joie de vivre.

 

P.A.F : 3,5/4,5 euros.

 

Renseignements et réservations :

Espace Senghor : 02/230.31.40 - espace.senghor@chello.be - www.senghor.be.

 

Un pass donnant accès à l’ensemble de l’événement sera disponible au prix de 20 euros.

 

Cet événement a lieu à l'Espace Senghor 366, Chaussée de Wavre à 1040 Bruxelles. 

Par Asbl temet
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Jeudi 27 septembre 4 27 /09 /Sep 22:17
kel-assouf-068.jpg Kel Assouf En concert en le 7décembre 2007
   A propos de Kel Assouf
KEL-ASSOUF :" fils du Desert " Le fondateur du goupe, Anana Harouna et Omar moctar ils ont le deux Touareg. Anana est le chanteur du groupe. Il est originaire du Niger et est ne a Agadez, une ville situee au nord du Niger (le plus beau desert au monde!!). Abdel, le percutionniste, vient de l'Algerie, Philipe, le bassiste d'origine francaise, joue aussi du Guembri, instrument traditionnel de la musique africaine et Gnawa. Anja, la violoncelliste, est suedoise ,Gwen et le Batteur il est Belge. C'est la rencontre à Bruxelles de six artistes venus de deux continents, a savoir l'Afrique et l'Europe. Ce melange d'influences enrichit les rythmes et les compositions du groupe qui s'inspirant des repertoires Touaregs et allient les instruments modernes et traditionnels, enregistres et mixes par Benjamin Pasternak. Les Touaregs se repartissent entre plusieurs pays : le Mali, le Niger, l'Algerie, la Libye et le Burkina Fasso. Le peuple touareg a longtemps ete prive de reconnaissance, ce qui a pousse beaucoup d’entre eux a s’exiler en Algerie ou en Libye dans les annees 1980-1990. Les jeunes Touaregs exiles se sont mis a jouer de la guitare pour sensibiliser leur peuple a ses droits : etre reconnu et libre dans son pays. En effet, la guitare, est le meilleur instrument pour se faire entendre, depuis l'Exil et les maquis par les populations du nord Mali et du Niger. Le groupe Tinariwen et Desert Rebel sont les pionners de la nouvelle musique touaregue. Anana Harouna compose pour Kel-Assouf des chansons qui parlent de sa Culture de l'Exil, de la liberte, l'amour et la paix pour tous les peuples, un message universel a partager . Les musiciens nomment leur musique du « blues touareg ». L’alliance de leurs instruments et de leurs influences emprunte a la musique touaregue, au blues, aux sonorites Rock, a celles de la musique classique et Gnawa. La musique de Kel Assouf « fait danser les coeurs ». Concerts : - octobre 2006, festival organise par la maison du Sahara a Cahors (France) octobre 2006, festival « Le Monde en Scene », a Boisfort 31 decembre 2006, concert organise par Le Nouvel An Berbere 4 fevrier 2006, festival « Le monde en scene », a la Maison des Cultures et de la Cohesion sociale de Molenbeek 2 mars 2007, festival « Le Monde en scene », a l’Espace Senghor a Etterbeek. 24 mars 2007 au Pianofabriek de Saint-Gilles 24 mars 2007 a la maison des « Ailes des Anges » a Bruxelles divers concerts lors de fetes privees a Bruxelles 26 et 27 avril 2007 a l'Atelier de la Dolce Vita a Bruxelles 12 mai 2007 a Namur 22 juin a l'ambassade universelle a bruxelles 24 juin fete de la musique a saint josse a Bruxelle
Par Asbl temet
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Mercredi 26 septembre 3 26 /09 /Sep 19:12
nomadisme, c'est l'essentiel de notre culture, si on nous oblige à nous sédentariser, on touche à notre culture, cela équivaut à nous dire de ne plus exister. »
 
Les touaregs face à leur survie
Documentaire + débat  
Lundi 15 octobre 2007, 20h
Centre culturel de Watermael-Boitsfort
Espace Delvaux
3 rue Gratès, (place Keym) à Watermael-Boitsfort
Parking de 150 places gratuit au Watermael Shopping
 
A l'invitation de
- Médecins du Monde-Belgique
- Yèlèma asbl, Agence de communication Sud-Nord
- Centre Régional du libre examen
 
avec le soutien de La Vénerie, Centre Culturel de Watermael-Boitsfort
 
Exclus de toutes les décisions relatives au découpage de leur espace à l'issue de l'époque coloniale, marginalisés ensuite au sein de chacun des Etats dans lesquels ils se sont retrouvés dispersés, les touaregs sont aujourd'hui demandeurs de pouvoir se construire un modèle de développement qui leur soit propre. Pourront-ils inventer une voie médiane entre le nomadisme ancestral qui a fondé leur identité et un développement indispensable à leur survie ?
20h : Projection du documentaire
 
Accoucheuses nomades, racines du désert
réalisé par Yèlèma asbl, 2007, 52'
 
Aux confins du Mali et de l'Algérie et aussi vaste que la moitié de la France, la région de l'Adrar des Ifoghas est un espace hostile où se mêlent dunes de sable et massifs rocailleux. Ses habitants traditionnels sont les Tamasheks, les touaregs maliens, qui vivent essentiellement du pastoralisme. En constante transhumance, ils suivent leurs troupeaux de chèvres ou de chameaux entre pâturages et points d'eau. Cette région connaît un des taux de mortalité infantile et maternelle les plus élevés du monde. Traditionnellement les femmes touaregs accouchent seules agenouillées sur le sable. Elles se font un point d'honneur à surmonter cette épreuve sans faillir car c'est un acte de bravoure valorisé socialement. Mais les conditions d'hygiène dans lesquelles elles accouchent sont souvent déplorables et un grand nombre de nouveaux-nés meurent du tétanos dans les jours qui suivent leur naissance. Le gouvernement malien s'est mobilisé avec l'aide de Médecins du Monde-Belgique pour renforcer le développement sanitaire de la région. L'ONG a identifié deux cent trente accoucheuses traditionnelles au sein des campements nomades. Ces femmes effectuent la majorité des accouchements en brousse et pourtant la plupart d'entre elles ne savent ni lire ni écrire et ne connaissent pas la médecine moderne. Elles ont été formées par médecins du monde qui leur a enseigné l'essentiel afin de leur permettre de pratiquer un accouchement propre et de détecter les signes de danger lors d'une grossesse. L'ONG veut ainsi en faire les piliers de la santé maternelle et infantile en pays touareg. Une manière de concilier nomadisme et développement dans une région où ces deux concepts sont trop souvent renvoyés dos à dos.
 
21h : Débat
Avec la participation de
- Paul LORSIGNOL, spécialiste des sociétés nomades
- Kia AMARA, présidente de l'association touareg Temet
- Marie BRUYNS,  Gynécologue-Obstétricienne, ancienne présidente de médecins du monde et initiatrice du projet de formation des accoucheuses traditionnelles dans l'Adrar des Ifoghas
 
22.30h : thé et dattes touaregs
 
Participation : 2€
Réservation souhaitée
- par courier électronique sur yelema_asbl@yahoo.fr
- par tél au 02 648 69 99
- par fax au 02 648 26 96
 
 


Par Asbl temet
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Lundi 10 septembre 1 10 /09 /Sep 18:01
               
   
     
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Touareg Histoire
Statut de la Femme Touareg
La tradition orale fait descendre les Touaregs de Tin Hinan, reine et ancêtre mythique. Le commandement politique appartenait traditionnellement, au sein de la confédération, aux descendants, en ligne directe, de cette Reine-Mère, fondatrice de la communauté de langue et de culture touareg.

La société touareg était organisée en ettebel, tambour symbole du commandement et du droit à la chefferie. Ce terme désigne également la confédération politique. Chaque ettebel comprennait plusieurs groupes (tawshet ; pl : tawsheten) issus d’un même ancêtre féminin. Cette tradition fait que le statut de la femme y reste tout à fait exceptionnel.

C'est une socièté matriarcale, la filiation s'établit par les femmes ; l'enfant appartient à la tribu et à la classe sociale de sa mère.
Les Touaregs sont monogames. Le premier cas de polygamie connu en Ahaggar est apparu vers 1955 chez un Kel-Rela qui subit la réprobation générale, en particulier de la communauté féminine.
L'homme qui répudie sa femme en gardant les affaires du couple, quelles que soient les raisons du divorce, est socialement déconsidéré. Le mariage est construit sur un régime de séparation de biens. Chacun gère sa fortune comme il l'entend.
En Ahaggar, chez tous les imRad, les tentes et les ustensiles du ménage appartiennent aux femmes et restent leurs biens propres en cas de divorce comme de veuvage. En revanche, chez les nobles, la tente est fournie par l'homme.

Dot : La compensation matrimoniale (taggalt) représente une somme de biens assez considérable que tous les parents du marié contribuent à rassembler. Son montant dépend du statut social de la fiancée, et peut varier également selon les qualités personnelles de la jeune femme. En principe, une fille ne peut recevoir une taggalt inférieure à celle obtenue par sa mère. La taggalt est remise au père de la mariée, et à défaut à son oncle paternel ou à son frère aîné ; il serait déshonorant pour ces derniers de l'utiliser. Le plus souvent, l'usage de ces biens revient à la nouvelle épousée qui en dispose comme elle l'entend.
       
Economie Touareg
  L’économie touareg est très variée et reflète d’une part la diversité géographique (Sahara/Sahel) et d’autre part les mutations récentes dues à la modernisation des moyens de transport. C’est ainsi que le commerce caravanier a pratiquement disparu.  
L’activité économique principale demeure l’élevage (bovin, ovin, caprin, camelin).La gestion des pâturages, rares, implique des déplacements fréquents d'où le nomadisme pastoral pratiqué par les Touaregs. Actuellement, sous l’effet des sécheresses qui ont décimé une grande partie de leur bétail, les Touaregs tendent à développer des activités économiques moins sujettes aux aléas climatiques, comme l’agriculture, le jardinage, l’artisanat, le tourisme, etc...

Les Touaregs vivant dans les régions sahéliennes, sédentarisés pour la plupart de longue date, pratiquent l’agriculture. Ils cultivent essentiellement le mil et le sorgho (gros mil).

Le jardinage est répandu dans les oasis, et il est de plus en plus développé en raison de la sédentarisation et grâce à l’acquisition de techniques performantes.

Quant à l’artisanat, très riche et diversifié, il a connu un essor particulier ces dernières années grâce, notamment, au développement du tourisme. (Vous pouvez voir sur cette page quelques bijoux touaregs, l'ensemble des croix touaregs est accessible en cliquant sur le mot : croix .) Dans certaines régions sahariennes, en effet, le tourisme est devenu la première activité économique et emploi des milliers de personnes (guides, chauffeurs, cuistots, chameliers, etc.).

Aujourd’hui, beaucoup de Touaregs tentent d’allier plusieurs de ces activités et évoluent ainsi vers un mode de vie semi-nomade.
 
       
 
Les Caravanes du Désert
En plus d’élever des animaux pour leur viande, certains nomades ont aussi une autre occupation traditionnelle, le transport de biens à travers le désert. Ces biens proviennent parfois du désert lui-même, tels les blocs de sels prélevés dans les salines naturelles, lacs salés et à secs (ou chotts), le plus souvent situés loin à l'intérieur du désert. Ces blocs sont ensuite transportés au gré des besoins. Les transports commerciaux occasionnent de grands déplacements, qui rassemblent en caravanes un grand nombre d'hommes et d'animaux. Le dromadaire est la seule bête de somme qui puisse supporter les conditions du désert. Pendant des siècles, des caravanes formées de centaines de dromadaires jouèrent un rôle de premier plan dans le réseau commercial mondial.


Depuis 50 ans, les chevaux-vapeur ont peu à peu détrôné leurs congénères à quatre pattes. L’image d’Epinal en a pris un coup, mais les vaisseaux du désert n’ont pas dit leurs derniers mots, et ils sont encore bien souvent le seul recours. Les "dernières" caravanes n’ont rien de folklorique. Si le spectacle offert lors des rassemblements de chameaux, dans l’ensemble du Sahara, n’en reste pas moins extraordinaire, leurs utilités économiques n’est plus à démontrer.
Le commerce caravanier saharien du sel, pratiqué par les Touaregs, est encore important. L'Afrique, en particulier les zones sahariennes et sahéliennes, manque de sel. Or, les besoins en sel de tout être vivant en pays chaud sont considérables. C'est ainsi qu’au Niger à l'automne, les grandes caravanes de l'Azalaï quittent la région de l’Aïr pour les salines de Bilma. Pendant ces trois semaines, plusieurs centaines de chameaux conduits par des Touaregs, traversent l'immensité du Ténéré jusqu'aux salines et reviennent. Près de 1000 km, à raison de 18 heures de marche par jour !
Les routes des caravanes suivent généralement la distance la plus courte reliant les oasis ou les points d’eau. Dès lors, certaines oasis sont devenues des centres de commerce importants. Par ailleurs, là où la distance entre deux sources naturelles était trop grande pour la sécurité de la caravane, des puits ont souvent été creusés pour atteindre l'eau sous la surface du désert. Beaucoup de ces puits sont toujours en activité et certains existent depuis des siècles.
   
   
Touareg Histoire
 
Par Asbl temet
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Lundi 10 septembre 1 10 /09 /Sep 00:29
Festival Peuples du Sahara  du 6,7,8,9 décembre 2007 à l'espace senghor à Bruxelles.
Le Sahara traverse l'Afrique de l'Atlantique à la Mer Rouge et de la Méditerranée au sud du Tropique du Cancer et s'étend sur 10 pays : l'Algérie, l'Egypte, la Libye, le Mali, le Maroc (et le Sahara Occidental), la Mauritanie, le Niger, le Soudan, le Tchad et la Tunisie.
Cet événement, organisé en partenariat avec ICRA Belgique et l’ASBL Temet, vise à apporter un éclairage sur les cultures de ces peuples.
Le programme et en cours!

Par Asbl temet
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Mardi 4 septembre 2 04 /09 /Sep 16:50
 

Les gouvernements du Mali comme du Niger sont en conflit quasi permanent avec la population touareg. vendredi, Ibrahim Ag Bahanga, rebelle touareg malien, a reconnu être à l’origine de l’enlèvement d’une quarantaine de soldats de l’armée régulière les 26 et 27 août derniers. Il s’est engagé à cesser ses attaques, mais la tension demeure. Abdoulahi Attayoub, président de l’association Temoust, représentant de la diaspora touareg en Europe livre son point de vue. L’association est créée en 1991 en France. Elle vise à faire connaître les Touareg et la crise qu’ils traversent. Son président revient ainsi sur la situation de ces derniers jours ainsi que sur la question Touareg d’un point de vue plus global.

Quel est votre point de vue sur les récents enlèvements de soldats maliens ?

Abdoulahi Attayoub : Il s’agit d’opérations militaires destinées à faire pression sur l’Etat malien pour qu’il avance sur la question des touaregs. Les groupes qui mènent ces actions ont peut-être une position plus radicale par rapport à l’ensemble des Touaregs, mais dans le fond les revendications sont les mêmes.

Pourquoi y a-t-il une recrudescence des enlèvements ces derniers jours alors que les accords d’Alger ont été signés ?

En fait, il y a une partie des Touaregs qui estime que les accords de paix signés entre le Mali et le peuple Touareg ne sont pas appliqués au rythme qu’il faut, et surtout, dans leur totalité. Beaucoup de gens pensent que l’Etat malien n’a pas la volonté politique d’agir. Les autorités maliennes ne donnent pas suffisamment de moyens pour l’application de la décentralisation ; elle est effective mais n’est pas accompagnée par les moyens nécessaires à sa mise en place.

Ibrahim Ag Bahanga s’est engagé à ne plus attaquer l’armée. Comment peut-on interpréter cette promesse ?

D’une certaine manière, Bahanga a dû avoir des assurances sur le fait que ses revendications vont être satisfaites. On a dû lui donner une assurance sur le bon déroulement du processus de paix. Mais, au regard de l’histoire - par exemple, le pacte national signé en 1992 n’est toujours pas appliqué - Bahanga a raison de se méfier aujourd’hui. Cependant, il faut préciser qu’il y a eu des avancées dans le processus de décentralisation du pouvoir.

Est-ce que la situation des Touaregs au Mali et au Niger est comparable ?

Oui, ce sont les mêmes problèmes dans les deux pays. Les Touaregs ont été mis de côté sur le plan économique et sur le plan politique. Les accords de paix ont permis d’améliorer leur situation, mais surtout sur le plan sécuritaire. Il n’y a pas de règlement du fond du problème.

Peut-on parler de division au sein des Touaregs, étant donné la position de l’Alliance démocratique du 23 mai 2006, qui condamne les enlèvements et les attaques ?

On ne peut pas vraiment parler de division, mais il y a des groupes qui sont plus exigeants que d’autres. Sur le fond, les deux parties sont d’accords et espèrent les mêmes choses pour le peuple Touareg.

L’alliance Touareg Niger-Mali (ATNM) est née il y a quelques jours. En quoi consiste-t-elle et quels sont ses objectifs ?

Je n’ai pas vraiment d’éléments sur cette alliance, mais en tout cas il n’y a pas de stratégie politique derrière ça. Je sais qu’elle n’a été validée ni par le Mali ni par le Niger, mais les problèmes de fond sont les même pour tous. Chaque mouvement Touareg discute avec son Etat, mais ça n’empêche pas que le problème est global, qu’au-delà de l’importance nationale, c’est un problème lié à la survie du peuple Touareg.

Quelles sont les revendications des Touaregs du Mali et du Niger ?

Abdoulahi Attayoub : Ce sont des populations marginalisées depuis l’indépendance des deux pays. Il y a eu une première rébellion en 1960, puis celle plus connue en 1990. Ces rebellions ont été suivies d’accords de paix, qui n’ont pas abouti. Les Touaregs estiment qu’ils n’ont pas la place qui leur revient au niveau politique et économique en terme de partage du pouvoir. Ils veulent être considérés comme des citoyens et cette reconnaissance passe par une décentralisation du pouvoir qui leur permettrait de gérer leurs affaires. Ils pensent que c’est la meilleure manière de désamorcer les tensions. Il y aussi des revendications économiques.

Par exemple, le Niger produit de l’uranium, mais les Touaregs estiment que cette production ne profite pas aux populations locales et que tout revient à l’Etat. Ensuite, ils demandent une reconnaissance de l’identité culturelle, au niveau de la langue et de l’écriture.

Mais aussi un partage du pouvoir, car les Touaregs au Niger qui représentent la deuxième communauté en nombre sont traités comme une minorité. C’est une aberration !

Quel avenir voyez-vous pour les Touaregs ?

Je vois une décentralisation poussée dans les deux pays dans lesquels les Touaregs gèrent eux-mêmes leurs régions afin de s’occuper de tous les aspects, qu’ils soient économiques, sécuritaires ou encore culturels. L’avenir passe par la décentralisation du pouvoir, c’est très important. Mais il y aussi une dimension inquiétante, les Touaregs vivent dans le Sahara central, une région très vaste avec une population très faible. L’uranium et le pétrole représentent des richesses non négligeables qui peuvent attirer les convoitises des puissances étrangères. On le voit déjà avec les conflits entre Areva et le Niger. La situation géopolitique est également un aspect à prendre en compte car c’est une position stratégique, proche du Moyen Orient, de l’Europe et de l’Afrique.

Propos recueillis par Maral AMIRI

L'Observateur du 3 septembre 2007

Par Asbl temet
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Lundi 3 septembre 1 03 /09 /Sep 11:56
Le conflit touareg au Niger et au Mali : les germes de la crise
Menacé dans son existence, le Peuple touareg vit actuellement la période la plus dramatique de son histoire. Sa révolte, impitoyablement réprimée au Niger et au Mali, est la conséquence de décennies de mépris, de violences et d’injustices de la part des autorités de Niamey et Bamako.
Avant la colonisation, le peuple touareg fondait son organisation politique sur un système de confédérations qui permettait une gestion rationnelle de son immense territoire.
Sur le plan économique, le contrôle du commerce caravanier transsaharien, et les échanges avec les autres ethnies, se traduisaient par une complémentarité dans le respect de certains équilibres. Comme partout, ces équilibres étaient basés essentiellement sur les rapports de force du moment, non seulement entre les Touaregs et les autres ethnies de la région, mais aussi entre les différentes confédérations touarègues.
Cette situation a duré jusqu’à l’arrivée de la colonisation. La pénétration coloniale s’est heurtée, en régions touarègues, à la résistance des hommes comme Kaoussen dans l’Aïr et Fihroun dans l’Azawagh, qui ont su organiser des véritables armées contre un envahisseur qui disposait pourtant d’un armement autrement performant. Il a fallu pratiquement trente ans à l’administration coloniale pour étendre son autorité sur l’ensemble du “pays touareg”.
Le premier souci de cette nouvelle administration a été de “casser” les confédérations touarègues et de les transformer en une multitude de petites chefferies plus dociles.
L’instauration d’un impôt sur les personnes et le bétail a été le symbole de domination le plus durement ressenti par l’ensemble des populations touarègues.
A l’issue de cette période, la France décide de faire de ses territoires coloniaux, des pays indépendants auxquels elle intègre l’espace touareg qui est ainsi morcelé entre de nouvelles entités dont les dirigeants ne sont autres que les commis de l’administration coloniale. Les Touaregs, malgré plusieurs protestations contre ce fait accompli, deviennent maliens, Algériens, nigériens...
La majorité du peuple touareg se retrouve ainsi au Mali et au Niger avec une mosaïque d’autres ethnies. C’est au sein de ces ethnies que la France choisira de nommer les dirigeants des nouveaux États. Ceux-ci ne pouvaient que continuer l’oeuvre de l’administration coloniale en pays touaregs, avec souvent plus de brutalité. Ce qui fera regretter à certains Touaregs... la période coloniale.
Depuis les indépendances du Mali et du Niger, les Touaregs vivent une autre forme de colonisation qui se traduit par une discrimination systématique à tous les niveaux de la vie des deux pays.
En 1963, une première révolte touarègue au Mali, avait été noyée dans le sang par le gouvernement de l’époque. Cette répression avait fait des milliers de morts parmi la population civile touarègue.
Les sécheresses de 1973 et 1974 ayant décimé la presque totalité de leur cheptel, beaucoup de Touaregs se sont retrouvés ou dans des bidonvilles autour des centres urbains, ou sont partis en exil essentiellement vers l’Algérie, la Libye, et le Nigéria.
Les années 1980 ont été marquées au Niger par la dictature de Seyni Kountché, dont la police politique s’était montrée particulièrement active dans les régions touarègues. “La décrispation” prônée par son successeur 1987 fut accueillie avec soulagement par la communauté touarègue. Malheureusement, cet espoir ne durera pas longtemps. Les massacres de Tchin-Tabaraden en mai et juin 1990 sont venus plonger le peuple touareg dans la crise la plus grave de son histoire récente.
Le Mali des années 1970 et 1980 a choisi d’ignorer “sa” communauté touarègue. L’État et ses institutions ont fonctionné comme si la composante touarègue du pays n’existait pas. Les Touaregs, relégués au statut de citoyens de seconde zone, avaient le choix entre périr dans leur “désert inutile” ou clochardiser dans les grandes villes.
L’exaspération née de cette situation, et surtout le désespoir de se voir enfin considérés comme des citoyens à part entière, amenèrent certains groupes de Touaregs à entrer en résistance armée contre les autorités centrales du Mali et du Niger. Cette résistance est née après le massacre de plus d’un millier de civils touaregs à Tchin-Tabaraden, au Niger, en mai et juin 1990.
Par Asbl temet
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Lundi 3 septembre 1 03 /09 /Sep 11:47

LE PAYS TOUAREG

Les frontières politiques actuelles, héritées de la colonisation, ont artificiellement découpé le territoire touareg en plusieurs parties intégrées à cinq pays différents : l’Algérie, le Niger, le Mali, la Libye et le Burkina Faso. Le pays touareg se définit par une communauté culturelle qui noue ses liens identitaires autour d’une langue, et sur la base d’une organisation familiale, sociale et politique.

Par Asbl temet
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Lundi 3 septembre 1 03 /09 /Sep 11:38
  Les Touareg

Les Touareg (au singulier Targui, de l'arabe Tergab = race) constituent la population emblématique du Sahara central. Les Touareg ont le teint bronzé, les cheveux longs, lisses et noirs, la barbe noire et rare, les yeux noirs, rarement bleus, le nez petit, les mains petites, les membres musculeux, la taille haute. Nominalement musulmans, ils ne jeûnent pas, ne font pas les ablutions régulières, ne saignent pas les animaux. Ils sont traditionnellement armés du sabre, de la lame, d'un couteau et souvent d'un bouclier; l'usage du fusil s'est généralisé; ils sont vêtus d'une tunique généralement noire, blanche chez quelques tribus, d'un pantalon, d'une ceinture de laine, d'un turban dont un bout est ramené de façon à voiler la figure, ne laissant apercevoir que les yeux; ce voile ou litham est caractéristique; il abrite les voies respiratoires du sable. Les chefs portent souvent le burnous; la mode a longtemps été d'avoir la moustache longue et la tête rasée, sauf une tresse. La nourriture est le lait et la viande des troupeaux de moutons et de chameaux; le revenu tiré des caravanes qu'ils escortent et, jadis tout une tradition de razzias, leur permet d'ajouter au produit de leurs troupeaux pour se procurer des dattes, des grains, des armes et des objets manufactures dans les oasis du Nord et sur les marchés du Sahel. Ils circulent à dos de chameau, mais en descendent pour le combat. Les femmes sont très libres, et la filiation se définit par la ligne maternelle. La langue des Touareg,  le tamachek, appartient au groupe de langues afrasiennes et est  celui des dialectes berbères, qui est demeuré le plus imperméable aux éléments arabes. Ils ont une écriture, le tifinrah (singulier tafanek = lettre) qui se retrouve sur des inscriptions rupestres et de nombreux monuments du Nord de l'Afrique; on la rapproche des alphabets punique et himyarite.

Au cours de l'histoire, on les trouve traditionnellement regroupés en quatre confédérations ayant chacune pour centre un massif montagneux, abri de ses troupeaux et de ses tentes, et d'où ils rayonnent dans le désert et sur les routes qui mènent aux pays où ils se ravitaillent Touat au Nord-Ouest, Ghadamèset Ghat au Nord-Est, Tombouctou au Sud-Ouest, Zinder au Sud-Est. Les Touareg du Nord, les moins nombreux parce qu'ils n'accèdent qu'aux oasis et non comme ceux du Sud aux fertiles terres légères qui bordent le Sahel, sont répartis entre les confédérations des Azdjer (Azgar) à l'Est, des Hoggar (Ahggar) à l'Ouest. Les Azdjer (Ajjer) commerçant avec Ghat et Ghadamès, se sont progressivement sédentarisés; ils possèdent un faubourg de Ghadamès, la seule zaouia touareg à Temassinin, quelques-uns se sont établis au Fezzan et à Ghat. Ils ont un cheikh héréditaire, l'amrhar. La famille des lmanân a à sa tête l'amenokal, suzerain nominal de tous les Touareg du Nord; son pouvoir a été abattu il y a plus de trois siècles avec le concours de la tribu des Aouraghen, et les deux confédérations sont morcelées en tribus qui, de fait, sont autonomes. Ces tribus sont, les unes nobles (ihaggaren), les autres serves (imrhad); il faut ajouter à coté des nobles les tribus maraboutiques et certaines tribus mixtes. Chez les Azdjer, les tribus nobles sont les Imanan, anciens chefs religieux et politiques, les Aouraghen, issus des Awrigba, tribu berbère refoulée du littoral dans le désert par les Arabes et qui a peut-être donné son nom à l'Afrique; les lmanrhasaten, les KelIzhabân, les Imettrilalen et les lhaddaren : les tribus maraboutiques sont les Ifoghas et les lhehaouen.

Les Hoggar, séparés des Azdjer par la dépression de l'Igharghar, se ravitaillent surtout à ln-Salah. Ils ne comprennent que des tribus nobles et des serfs; ils sont très morcelés; leur centre est, dans le massif Hoggar, la région d'Idelès; ce sont ceux qui, à l'époque de la colonisation, se montreront les plus hostiles à la France. A l'Ouest, il s'est détaché de leur confédération un groupe établi dans le massif de l'Ahenet et formé de la tribu des Taïtoq, de celle des Tedjeké Nousidi et de dix-neuf tribus serves ou alliées; ils nomadisent au Sud jusqu'à Taodeni et au Soudan; les Ajjer et Hoggar ne dépassent guère au Sud-Est. Asiou, qui forme, avec le point plus occidental de Timissao, la limite coutumière entre eux et les Touareg du Sud. 

Les Touareg du Sud sont beaucoup plus nombreux, évalués à 60 000 (?) pour les Keloui à l'Est, le double pour les Aouelimmiden à l'Ouest. Les Keloui vivent dans l'oasis d'Aïr et se rattachent aux Aouraghen; ils sont presque sédentaires, habitent des huttes et non des tentes; ils ont jadis enlevé l'oasis aux Noirs et se sont métissés avec eux. Au Sud de l'Aïr est le groupe des Kel-Guérès et des Itissan, tribus refoulées par les Keloui (ce sont des cavaliers), à la différence des Touareg précédents qui ne montent guère qu'à dos de chameau. Les Aouelimmiden, dont la forteresse naturelle est le massif de l'Adrar oriental, sont les plus puissants des Touareg, ils étaient maîtres de tout le coude du Niger et s'étendaient bien au Sud du fleuve, lorsque les Français se sont emparés de ces régions au XIXe siècle. On les rattache à la grande nation berbère des Lemta; venus de l'Ouest, ils auraient refoulé les Tademekkés et abattu l'empire songhaï. Ils sont sous l'influence maraboutique des Bekkaya de Tombouctou, se divisent en nobles et imrhad et vivent sous la tente.

Le passé touareg.
L'histoire des Berbères sahariens est mal connue; le nom de Touareg est celui que leur donnent les Arabes; eux-mêmes s'appellent Imoharh, nom national des Berbères. Les documents fournis par les écrivains antiques ne permettent pas encore de rattacher clairement aux peuples actuels ceux qu'ils mentionnent dans le désert Libyque, Garamantes, Éthiopiens blancs, etc. 

Les Touareg descendent principalement de tribus berbères refoulées dans le désert par la grande invasion arabe hillalienne du XIe siècle; auparavant, les Targa habitaient le Maghreb et la région de Sidjilmessa, au Sud de l'Atlas marocain. Ibn Khaldoun, au XIVe siècle, les place dans le désert au Sud de la Tunisie; les Lemta, plus à l'Ouest, au Sud des Riah du Zab; puis les Messoufa, les Lemtouna, au Sud du Sahara marocain, et enfin les Gueddala, les plus occidentaux des Berbères du désert, guerriers voilés du litham

Au XVIe siècle, Léon l'Africain énumère, d'Est en Ouest : les Berdoa (auj. tribu du Tibesti), entre Aoudjelah et le Bornou; les Lemta, entre la route du Fezzan à Kano et les oasis de Ghadamès et Ouargla; les Targa, entre l'Aïr, le Mzab et le Touat; les Zouenziga, de l'Aïr à Tombouctou; enfin les Sanhadja, au Nord-Ouest de Tombouctou; ceux-ci se sont fondus avec les Maures du Sahara occidental, comme les Berdoa avec les Toubou; les trois autres tribus correspondent aux Touareg actuels.

Échanges Nord-Sud

Avec la période d'expansion de l'Islam commence un « processus » nouveau : les Arabes envahissent, d'abord infinitésimalement le Sahara, puis en plus grand nombre; ils entrent en lutte d'influence avec les Berbères, et c'est longtemps un flux et un reflux continuels; enfin, dans ce combat toujours renouvelé, la victoire demeure indécise : le triomphe reste aux Berbères, qui sont bien toujours la population la plus solidement implantée au Sahara, mais le triomphe social est aux Arabes, dont Ia langue, la religion, les idées et institutions l'emportent décidément.

L'occupation arabe du Sahara offre sans doute des caractères divers. Cependant, ses traits essentiels ne se trouvent pas altérés par la forme locale quelle a pu revêtir. Au début, elle s'est effectuée par une infiltration lente. Les Arabes, jusqu'au Ve siècle de l'hégire, ont été surtout des missionnaires de l'Islam. A peine ont-ils formé de petites colonies dans quelques centres. Interrompu par le soulèvement des Berbères du Maghreb et les conquêtes des Almoravides, le mouvement commencé a repris avec une intensité nouvelle, et sous forme d'invasion, par l'exode des tribus hymiarites d'Égypte au XIe siècle. Lancées par les califes fatimides contre leurs sujets révoltés de l'Afrique du Nord, elles s'y dispersèrent. Celles qui occupent aujourd'hui le Sahara y étaient arrivées pour la plupart dès le XIIIe siècle. Elles eurent à soutenir des luttes souvent acharnées pour s'imposer à la fin aux autochtones. En se mélangeant aux populations berbères, dont quelques-unes à peine conservèrent leur indépendance, elles ont formé une population nouvelle essentiellement métisse, mais dans laquelle le premier rang appartiendra, sous le rapport politique, aux fractions dont la descendance arabe s'est maintenue la plus intacte. A côté des tribus ainsi constituées, et où les familles dites Hassan, de sang pur, dominent les fractions plus mélangées, vivront, sur un pied d'égalité, quelques groupes berbères, descendants directs des anciennes branches souveraines des Sanhadja sahariens ou des premiers Morabethyn (= Almoravides). Les autres rameaux de la population primitive, restés rétifs à tout métissage, formera une caste vassale de la première, les Hassan. 

En outre, contemporaine de l'invasion arabe, il s'est produit, du XIe au XIIIe siècle, une immigration de Berbères fixés d'abord sur la limite septentrionale du Sahara. Quelques fractions maraboutiques ont gardé leur autonomie pendant que les autres se métissaient ou subissaient à leur tour la suprématie des maîtres du pays. Tels sont les éléments constitutifs de la population actuelle du Sahara. Mais, indépendamment de quelques migrations temporaires ou plus récentes qui, aux XVIIe et XVIIIe siècles, ont légèrement accru l'importance numérique de l'élément arabe, il y a lieu de faire la part d'un courant de relations très suivies, établies pendant la même période entre l'empire du Maroc et la vallée du Niger septentrional. La conquête de Rouma, faite au nom et pour le compte des sultans de Fès, n'a pas eu d'influence durable sur les destinées politiques de la région. Mais si momentanée qu'ait été l'occupation marocaine, elle n'en a pas moins suffi pour déterminer des rapports suivis entre le Maroc et la zone frontière du Soudan occidental : ces rapports, qu'ont resserrés encore les alliances contractées par les soldats de Djedar et leurs descendants, se sont maintenus jusqu'à l'époque coloniale. Ils ont été assez importants pour donner droit de cité aux Chorfa de Fès, dans tout le moyen Niger. 

Pendant que le Sahara devenait un champ clos entre les populations d'origine arabe et celles d'origine berbère, et que les unes et les autres agissaient dans le Soudan septentrional, tant comme guerriers que missionnaires de l'Islam, et y répandaient peu à peu le domaine de la religion musulmane et celui de la langue arabe, les Soudaniens envahissaient, eux aussi, de temps en temps, le Sahara. De grands empires subsahariens ont ainsi dominé certaines parties du désert : l'empire de Ghana, fondé par Soninké ou Asouanek, domina de vastes régions du Soudan occidental. Plus tard, les Mandé (Mandingues, Malinkés), étendirent, au XIIIe siècle, leur pouvoir sur le désert, de Tombouctou (Mali) jusqu'au Touat (en Algérie). Après quoi, les Songhaï, ayant leur capitale à Gao, riveraine du Niger, annexèrent aussi de grands morceaux du Sahara, jusqu'à toucher le Maroc et l'Algérie. Ces invasions, ajoutées à la traite des esclaves fixa dans les oasis sahariennes de plus en plus de populations d'origine subsaharienne jusqu'à la fin du XIXe siècle, pratiquement. 

La colonisation

Les rivalités nationales entre les grandes puissances européennes à partir des deux dernières décennies du XIXe siècle ont trouvé dans l'Afrique un champ de bataille privilégié. La politique d'expansion menée ainsi par la France au Sahara à cette époque est d'ordre stratégique : elle s'explique davantage par le souci de damer le pion aux autres puissances en occupant le terrain que par l'idée, par exemple, qu'il y aurait eu là des ressources à exploiter. Il s'agissait donc d'établir une continuité de territoire entre l'Algérie (au Nord de Ghardaïa), où la France était présente depuis 1830, et les possessions françaises en Afrique Subsahariennes, au Sénégal et dans le Golfe de Guinée. En 1890, une convention avec l'Angleterre reconnut aux Français la possession du Sahara entre l'Algérie-Tunisie d'une part, le Niger et le lac Tchad, d'autre part; dès lors, et avec plus d'esprit de suite qu'auparavant, la France s'occupa d'entrer réellement en possession des territoires venus dans sa sphère de domination en Sahara et en Soudan. Ses tentatives, presque toutes couronnées de succès, eurent pour lieux de départ, au Nord l'Algérie, au Sud-Ouest le Sénégal, au Sud le Congo. Ce grand espace prendra, à partir de 1904, le nom d'Afrique occidentale française (A.O.F).

Le Nord.
Les expéditions visant plus spécialement le Sahara s'organisèrent naturellement en Algérie. Tout d'abord, les Français avancèrent vers le Sud la ligne des postes du Sahara d'Algérie, qui, de l'Est à l'Ouest, étaient : El-Oued, dans le Souf; Biskra, dans les Ziban; Touggourt, dans l'Oued-Rir; Ghardaïa, dans le pavs des Béni-Mzab; Ouargla, dans la dépression où s'unissent les bas-fonds de l'oued Mia et de la chebka du Mzab, Laghouat, en arrière de Ghardaïa; El-Goléa, en avant d'Ouargla, sur le chemin du Touat; Géryville et Aïn-Sefra, au versant méridional de l'Atlas du Sud Oranais. El-Goléa, que les Français n'avaient jamais occupé à demeure, devint un poste réel, avec profusion d'eau, même avec un lac, depuis le forage de puits artésiens donnant ensemble 107 à 108 litres par seconde (1891). Le poste de Hassi-Inifel, à 400 kilomètres en droite ligne au Sud-Sud-Est. d'El-Goléa, fut installé dans le val de l'oued Mia, comme une précaution contre les Touatiens du Tidikelt, avant de devenir une menace (1892). De même, et la même année, comme garantie et menace contre les Touatiens du Gourara, installation du poste de Mac-Mahon, à 180 kilomètres au Sud-Est d'El-Goléa. En 1893, création du fort de Hassi-Mey, près de Berresof, en Sahara de Tunisie; en 1894, fondation du fort Miribel, à 140 kilomètres un peu à l'Ouest d'El-Goléa, à l'Est-Sud-Est du fort Mac-Mahon, route du Touat; en 1894 également, le fort Lallemand s'élève dans le sillon de l'lgharghar, au Sud de Touggourt, au Sud-Ouest d'Ouargla. Mais, semble-t-il, c'était une démonstration, par une sorte d'ostentation, plutôt qu'une préparation réelle, puisque aucun départ de troupes pour l'archipel touatien ne suivit l'établissement de ces forts sahariens; or, à mesure que la France avait l'air de renoncer à ces précieuses oasis, l'empereur du Maroc les revendiquait plus que jamais.

Les Touareg étaient entrés en relations avec la France après la conquête de l'Algérie. Henri Duveyrier vécut parmi les Azdjer en 1861, et le 26 novembre 1862 fut signé un traité de commerce à Ghadamès entre le commandant Mircher et deux cheikhs des Azdjer; mais ce traité demeura lettre morte, quoique les Azdjer aient été moins ouvertement hostiles à la France que les Hoggar. L'assassinat des explorateurs Dournaux-Duperré et Joubert en 1874, de la grande mission Flatters en 1880, des Pères Richard et Kermabon en 1881, de Morès en 1896, servira de prétexte à l'usage de la force contre eux.

Le Sud.
Mais la France faisait des progrès immenses dans la région soudanienne voisine du Sahara méridional et dans ce Sahara lui-même. Elle avait lentement, mais très sûrement, imposé sa domination aux Maures de la rive droite du Sénégal, indomptables jusque-là, et, fait bien autrement symbolique dans l'histoire de l'Afrique, pris Tombouctou, le 10 janvier 1895 : Tombouctou, à l'époque l'une des places fortes des Touaregs et la plus grande porte du désert; en vain les Touaregs massacrèrent-ils avec son état-major le colonel Bonnier, qui venait de conquérir la célèbre ville commune au Sahara et au Soudan, elle resta française, et de là se soumirent peu à peu les Maures et Touaregs du moyen Niger. En 1896, le commandant Hourst descendit le Niger jusqu'à son embouchure, et en route il obtint des Aouellimiden la reconnaissance du protectorat de la France.

De son côté, Foureau convertit  le gouvernement à ses idées de pénétration « en force-», et il se mit en route en 1898 avec une escorte de 310 hommes et deux canons aux ordres du commandant Lamy. Les Touareg se montrèrent sur son passage, mais ne le brusquèrent pas d'abord; il franchit le Ahaggâr, se reposa dans l'Aïr où il repoussa de haute lutte une attaque en force des Touaregs, et finit par arriver dans le Damerghou, à Zinder, où il se rencontra avec la mission Joalland-Meynier, venue du Niger, et continua sa marche vers le lac Tchad et le Chari; là il a revu le drapeau français, hissé sur ce fleuve par des expéditions venues du Congo, là aussi, son compagnon, le commandant Lamy, fut tué dans une lutte contre le sultan Rabah (L'histoire du Bornou). Ainsi se réalisa la jonction des trois grands tronçons de l'empire français d'Afrique (Madagascar à part) : Algérie-Tunisie et Sahara, Sénégal et Niger, Congo-Oubangui et Tchad.

Pendant que la mission Foureau-Lamy traversait ainsi le Sahara, une convention nouvelle avec l'Angleterre complétait celle du 5 août 1890. Elle est à la date du 20 mars 1899. Elle délimitait la frontière saharienne des possessions françaises comme suit : à l'Est, la limite orientale du désert occupé par les Français part de la frontière tripolitaine (Fezzan) au point de rencontre du 13° 40' longitude Est avec le tropique du Cancer; elle se dirige au Sud-Est jusqu'au 11° 40' de longitude, puis suit ce méridien vers le Sud jusque vers le 15° parallèle Nord, d'où, longeant vers l'Ouest la frontière du Darfour, elle va rejoindre la limite à déterminer (de 18° 40' à 20° 40' Est) entre cette province «-Égyptienne » et le Ouadaï, reconnu français. Par cet arrangement, la France entrait en possession du Tibesti, de l'Ouanyanga, de l'Ennedi, du Bornou, du Kanem, de l'Ouadaï, soit de tous les pays à l'Est, au Nord-Est, au Nord du lac Tchad.
Enfin, et c'est avec la prise de Tombouctou, l'événement le plus marquant de la main-mise sur le Sahara, les Français sont entrés à In-Salah le 29 décembre 1899, par le fait de la mission Flamand : mission officiellement pacifique, mais accompagnée de 140 hommes commandés par le capitaine Pein, Saharien éprouvé. Peu de temps après, le Touat entier fit sa soumission. 

Ajoutons qu'au moment où les puissances européennes ont commencé à s'emparer de l'empire du Maroc, l'Espagne s'est octroyée de son côté deux portions du Sahara occidental, une petite enclave autour d'Ifni, une crique de la côte marocaine, à 30 kilomètres au Nord-Est de l'embouchure de l'oued Noua dans l'Atlantique, et un territoire plus vaste, nommé Rio de Oro, plus au Sud, face aux Îles Canaries. L'Espagne légitimait l'implantation à Ifni par les travaux des érudits espagnols, qui ont quelquefois identifié ce point avec le port de Santa Cruz de Mar Pequeña que mentionnent les documents du XVIe siècle et qui faisait un grand commerce avec les Canaries. Ce fut l'opinion de la commission envoyée en 1878, à bord du vaisseau Blasco de Garay, pour rechercher ce point que l'Espagne s'était réservée par le traité de 1860 avec le Maroc. Quelques vestiges d'un ancien établissement espagnol ou portugais existent en effet à Ifni; mais certains auteurs pensent que Santa Cruz se trouvait plus au Sud. Quoi qu'il en soit, le gouvernement marocain ratifia en 1883 la cession d'Ifni  à l'Espagne, qui en 1884, manda la troupe pour s'emparer aussi de la région du Rio de Oro, qui possédait une zone de pêche très riche le long de sa côte.

Et après...
L'implantation coloniale au Sahara a commencé à se déliter dès le lendemains de la Seconde guerre mondiale. Par exemple, la Mauritanie devient un territoire d'outre-mer dès 1946; la Libye devient indépendante de l'Italie en 1951, et la montée des nationalisme s'exprime un peu partout dès les années 1950. La dislocation de l'AOF deviendra effective en 1960. Entre les mois d'août et novembre de cette année-là, de nouveaux États indépendants sont formés, au Sud du Sahara : Tchad, Niger, Mali, Mauritanie. L'Algérie gagne son indépendance en juillet 1962. Comme ailleurs en Afrique, les limites de ces pays ont été définies à partir du tracé qui leur a été imposé à l'époque coloniale, et n'a cessé de poser, depuis, des difficultés. Les Touaregs se trouvent partagés entre divers États (Algérie, Libye, Mali, Niger, Burkina Faso) qui leur ont la plupart du temps réservé un sort difficile, d'où la révolte touareg de 1962 dans l'Adrar des Iforas au Mali, ou encore la guerre des sables de mai 1990 au Mali et au Niger, recommencée l'année suivante dans l'Aïr (Niger). De leur côté, les Toubous du Tibesti (rattaché au Tchad) ont été portés à des revendications séparatistes, et mêlés aux revendications libyennes sur la bande d'Aozou.

Enfin, après la fin de la dictature franquiste en Espagne (1975), l'ancien Rio de Oro ou Sahara espagnol, devenu le territoire du Sahara Occidental à l'appétit de ses voisins. La Mauritanie en revendique d'abord une partie, puis y renonce en 1979; le Maroc, l'annexe de fait, d'abord par une invasion pacifique (la marche verte) dès novembre 1975, puis par la construction d'un mur délimitant le territoire jugé économiquement intéressant (gisements importants de phosphates, minerai de fer). Les Sahraoui qui demandent leur indépendance, ont quant à eux constitué un mouvement de libération, le Front Polisario, et proclamé la formation, en 1977, d'un État, la République arabe sahraoui démocratique (RASD), mais restent prisonniers des rivalités entre le Maroc et leur principal allié, l'Algérie, et de l'indécision internationale. (O. Reclus / A.-M. B. /  A. Le Chatelier / E. Cat.).

Par Asbl temet
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