Festival peuples du sahara

Publié le par Asbl temet

Le Centre Culturel d'Etterbeek/Espace Senghor a le plaisir de vous annoncer, dans le cadre des Rencontres d’Ici et d’Ailleurs, le festival :

 

Peuples du Sahara

du 6 au 9 décembre 2007, à l’Espace Senghor

 

Le Sahara (de l'arabe Sahhra qui signifie désert) est le plus grand désert de la planète avec 8,5 millions de km2. Il traverse l'Afrique, de l'Atlantique à la Mer Rouge et de la Méditerranée au sud du tropique du Cancer et s'étend sur 10 pays : l'Algérie, l'Egypte, la Libye, le Mali, le Maroc (et le Sahara Occidental), la Mauritanie, le Niger, le Soudan, le Tchad et la Tunisie. Sur cet immense territoire évoluent des peuples qui se sont adaptés aux rudes conditions du désert : les Touaregs, les Maures, les Peuls, les Toubous…

Cet événement, réalisé en en collaboration avec ICRA Belgique et Temet asbl, vise à apporter un éclairage sur les cultures de ces peuples, à travers diverses activités :

 

Pendant tout le festival :

Touareg, une exposition de photographies de Alain Kazinierakis

 

Alain Kazinierakis a entrepris depuis 1993 un travail photographique de longue haleine sur le monde touareg, riche de sa diversité, de sa dignité et sa résistance. Un véritable portrait photographique du peuple Kel Tamasheq, considéré sur l’ensemble de son territoire et dans toutes ses composantes, populations autochtones nomades, exilés semi-sédentarisés, camps de réfugiés, mouvements rebelles.

 

Ce travail s’assoit sur une période plus ou moins longue et nous permet de sortir du cliché, du stéréotype, de l’image préconçue réduisant souvent une réalité vécue à une vision unique, l’histoire de toute une population autrefois humaine, digne et autonome. Alain Kazinierakis a su gagner la confiance de ces hommes et de ces femmes dont il se sent proche et qui se battent dans un environnement hostile pour survivre et pour défendre leurs valeurs essentielles.

 

Vernissage le jeudi 6 décembre, de 18h30 à 20h.

L’exposition sera visible pendant tout le festival.

 

Entrée libre.

 

Jeudi 6 décembre, à 20h :

Sahara, le désert des premiers hommes, une conférence-débat par Paul Lorsignol

 

Les immensités du Sahara et du Sahel sont peuplées d’une constellation de peuples en évolution constante. Ils ont vu toutes les transformations du Sahara : les prairies verdoyantes et les lacs poissonneux du néolithique ont disparu, contraignant les uns à l’exode, les autres à la création de mode de survie ayant perduré jusqu’à nos jours.

Cette histoire millénaire a laissé un fabuleux patrimoine aujourd’hui menacé : les sites paléolithiques et néolithiques, les gravures rupestres sont pillés au profit de collectionneurs étrangers ; les sécheresses ou les guerres livrent des trésors culturels aux vents du désert…

La conférence, illustrée de nombreuses diapositives, sera suivie d’une rencontre-débat.

 

P.A.F. :  4 euros prévente/ 4,5 euros cartes jeune et senior/5 euros.

 

Vendredi 7 décembre, à 20h30 :

Concerts de Etran Finatawa (Niger) et de Kel-Assouf (Belgique)

 

Carrefour entre le monde arabe et les cultures sub-saharienne, le Niger compte pas moins de onze groupes ethniques différents. Parmi ceux-ci, deux peuples nomades à l'héritage culturel très riche, les touaregs et les peulh-wodaabé. Le groupe  Etran Finatawa propose une rencontre entre ces cultures qui, même si elles se côtoient, sont très différentes.

 

Tantôt en tamashek, tantôt en fulfulde, le chant est accompagné de choeur polyphoniques wodaabés, de guitare électriques, de calebasses et du rythme des Akayweres, une percussion attachée à la cheville. Les danses, qu'elle soient touarègues ou wodaaabé, prennent également une grande place sur scène et sont rehaussées par les tenues traditionnelles touarègues et wodaabé, les tuniques brodées, les plumes d'autruches ainsi que les maquillages extraordinaires des hommes wodaabé.

 

Leurs chansons parlent de la vie nomade, des animaux, de l'amour mais aussi du changement de vie, de la religion et de l'identité. Ils chantent également sur l'exode, les menaces et les dangers de la ville. La musique d'Etran Finatawa est un véritable symbole de réconciliation et de paix. Une fusion unique à ne pas rater !

 

En première partie,  Kel-Assouf (les fils du désert en langue tamashek) présente la rencontre à Bruxelles de huit artistes issus de deux continents, l'Afrique et l'Europe. Fondé par les musiciens touaregs Anana Harouna et Omar Moctar, ce groupe compose une musique originale qui emprunte autant à la musique touarègue, au blues, aux sonorités rock, qu’à celles de la musique classique et gnawa. À découvrir !

 

P.A.F. :  12 euros prévente/ 13 euros cartes jeune et senior/ 14 euros.

 

Samedi 8 décembre

De 14h30 à 18h : Documentaires suivis de débats 

 

"Accoucheuses nomades, Racines du désert" de Yéléma ASBL, 2007, 52’

 Aux confins du Mali et de l'Algérie, la région de l'Adrar des Ifoghas est un espace hostile où se mêlent dunes de sable et massifs rocailleux. Ses habitants traditionnels sont les Tamasheks qui vivent essentiellement du pastoralisme. Cette région connaît un des taux de mortalité infantile et maternelle les plus élevés du monde. Le gouvernement malien s'est mobilisé avec l'aide de Médecins du Monde-Belgique pour renforcer le développement sanitaire de la région.

 

"Kawriten ko'e meen, rassemblons nos têtes... " de Francine Sandrine, 2006, 52’

Chaque année, les wodaabes du Niger, éleveurs peuls nomades, organisent une grande assemblée générale avec les chefs traditionnels (chefs de tribus), les chefs administratifs (chefs de groupements), les présidents d'associations et la population de leur ethnie. À travers la loupe de ces réunions et un plongeon dans le quotidien des wodaabes, le film aborde les difficultés de ce peuple telles qu'il les ressent aujourd'hui. Pris entre la nécessité d'évoluer vers une semi sédentarisation et celle d'affirmer une identité culturelle, c'est également un regard croisé entre leurs paroles et les questionnements de l'auteur.

 

Un des deux co-organisateurs de la première Assemblée des Woodabés en 2004, sujet du documentaire de Sandrine France, Dioutchi Mahamane, sera présent et parlera après le documentaire sur les éditions suivantes de cette assemblée et du collectif des Woodabés du Niger.

 

Entrée libre.

 

De 14h00 à 20h : Souk

 

Artisanat, Ong et associations. Possibilité de petite restauration. Espace animation pour enfants.

 

Entrée libre.

 

À 20h : Film-conférence Touareg, peuple nomade du Sahara 

 

Dans la région de Ménaka (nord-est du Mali) une confédération touarègue prestigieuse – les Ioulliminden – continue à vivre de l’élevage extensif, un mode de vie séculaire au rythme des dromadaires et des incertaines saisons climatiques. Un documentaire pour accompagner les nomades tout au long d’une journée, d’une saison, aborder les instants magiques des fêtes spontanées, rappeler les dures réalités des révoltes touarègues, évoquer la rude période sèche et brûlante, l’attente des précipitations salvatrices…

 

« Touareg, peuple nomade du Sahara » est un film réalisé par Jean-Pierre Valentin et Paul Lorsignol. Il sera suivi d’un débat autour du développement et du contexte économique, politique et social du Sahara avec Paul Lorsignol (Icra), Ismaghil Alhassane (Doctorant en études du développement - UCL) et Issouf Ag Maha (auteur de « Touareg du 21ème siècle » et maire de la Commune de Tchirozérine – Niger).

 

P.A.F. :  4 euros prévente/ 4,5 euros cartes jeune et senior /5euros.

 

Dimanche 9 décembre, à 18h :

Si le vent soulève les sables, film de Marion Hänsel

 

Avec Issaka Sawadogo, Carole Karemera, Asma Nouman Aden, Saïd Abdallah Mohamed, Ahmed Ibrahim Mohamed

Belgique/France, 2006, 96’.

 

D’un côté, le désert qui grignote la terre. La saison sèche qui n’en finit plus, l’eau qui manque. De l’autre, la guerre qui menace. Au village, le puits est à sec. Le bétail meurt. La majorité des habitants, se fiant à leur instinct, partent en direction du Sud. Rahne, seul lettré, décide de partir avec Mouna, sa femme et ses trois enfants vers l’Est. Leur seule richesse, quelques brebis, des chèvres et Chamelle, un dromadaire. Histoire d’exode, de quête, d’espoir et de fatalité. Mais aussi une parabole sur la détermination et l’éternité qui nous entraîne sur les pas de Shasha, enfant nomade qui va conquérir l’amour de son père grâce à sa ténacité, sa force et joie de vivre.

 

P.A.F : 3,5/4,5 euros.

 

Renseignements et réservations :

Espace Senghor : 02/230.31.40 - espace.senghor@chello.be - www.senghor.be.

 

Un pass donnant accès à l’ensemble de l’événement sera disponible au prix de 20 euros.

 

Cet événement a lieu à l'Espace Senghor 366, Chaussée de Wavre à 1040 Bruxelles. 

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