Statut de la femme touareg

Publié le par Asbl temet

               
   
     
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Touareg Histoire
Statut de la Femme Touareg
La tradition orale fait descendre les Touaregs de Tin Hinan, reine et ancêtre mythique. Le commandement politique appartenait traditionnellement, au sein de la confédération, aux descendants, en ligne directe, de cette Reine-Mère, fondatrice de la communauté de langue et de culture touareg.

La société touareg était organisée en ettebel, tambour symbole du commandement et du droit à la chefferie. Ce terme désigne également la confédération politique. Chaque ettebel comprennait plusieurs groupes (tawshet ; pl : tawsheten) issus d’un même ancêtre féminin. Cette tradition fait que le statut de la femme y reste tout à fait exceptionnel.

C'est une socièté matriarcale, la filiation s'établit par les femmes ; l'enfant appartient à la tribu et à la classe sociale de sa mère.
Les Touaregs sont monogames. Le premier cas de polygamie connu en Ahaggar est apparu vers 1955 chez un Kel-Rela qui subit la réprobation générale, en particulier de la communauté féminine.
L'homme qui répudie sa femme en gardant les affaires du couple, quelles que soient les raisons du divorce, est socialement déconsidéré. Le mariage est construit sur un régime de séparation de biens. Chacun gère sa fortune comme il l'entend.
En Ahaggar, chez tous les imRad, les tentes et les ustensiles du ménage appartiennent aux femmes et restent leurs biens propres en cas de divorce comme de veuvage. En revanche, chez les nobles, la tente est fournie par l'homme.

Dot : La compensation matrimoniale (taggalt) représente une somme de biens assez considérable que tous les parents du marié contribuent à rassembler. Son montant dépend du statut social de la fiancée, et peut varier également selon les qualités personnelles de la jeune femme. En principe, une fille ne peut recevoir une taggalt inférieure à celle obtenue par sa mère. La taggalt est remise au père de la mariée, et à défaut à son oncle paternel ou à son frère aîné ; il serait déshonorant pour ces derniers de l'utiliser. Le plus souvent, l'usage de ces biens revient à la nouvelle épousée qui en dispose comme elle l'entend.
       
Economie Touareg
  L’économie touareg est très variée et reflète d’une part la diversité géographique (Sahara/Sahel) et d’autre part les mutations récentes dues à la modernisation des moyens de transport. C’est ainsi que le commerce caravanier a pratiquement disparu.  
L’activité économique principale demeure l’élevage (bovin, ovin, caprin, camelin).La gestion des pâturages, rares, implique des déplacements fréquents d'où le nomadisme pastoral pratiqué par les Touaregs. Actuellement, sous l’effet des sécheresses qui ont décimé une grande partie de leur bétail, les Touaregs tendent à développer des activités économiques moins sujettes aux aléas climatiques, comme l’agriculture, le jardinage, l’artisanat, le tourisme, etc...

Les Touaregs vivant dans les régions sahéliennes, sédentarisés pour la plupart de longue date, pratiquent l’agriculture. Ils cultivent essentiellement le mil et le sorgho (gros mil).

Le jardinage est répandu dans les oasis, et il est de plus en plus développé en raison de la sédentarisation et grâce à l’acquisition de techniques performantes.

Quant à l’artisanat, très riche et diversifié, il a connu un essor particulier ces dernières années grâce, notamment, au développement du tourisme. (Vous pouvez voir sur cette page quelques bijoux touaregs, l'ensemble des croix touaregs est accessible en cliquant sur le mot : croix .) Dans certaines régions sahariennes, en effet, le tourisme est devenu la première activité économique et emploi des milliers de personnes (guides, chauffeurs, cuistots, chameliers, etc.).

Aujourd’hui, beaucoup de Touaregs tentent d’allier plusieurs de ces activités et évoluent ainsi vers un mode de vie semi-nomade.
 
       
 
Les Caravanes du Désert
En plus d’élever des animaux pour leur viande, certains nomades ont aussi une autre occupation traditionnelle, le transport de biens à travers le désert. Ces biens proviennent parfois du désert lui-même, tels les blocs de sels prélevés dans les salines naturelles, lacs salés et à secs (ou chotts), le plus souvent situés loin à l'intérieur du désert. Ces blocs sont ensuite transportés au gré des besoins. Les transports commerciaux occasionnent de grands déplacements, qui rassemblent en caravanes un grand nombre d'hommes et d'animaux. Le dromadaire est la seule bête de somme qui puisse supporter les conditions du désert. Pendant des siècles, des caravanes formées de centaines de dromadaires jouèrent un rôle de premier plan dans le réseau commercial mondial.


Depuis 50 ans, les chevaux-vapeur ont peu à peu détrôné leurs congénères à quatre pattes. L’image d’Epinal en a pris un coup, mais les vaisseaux du désert n’ont pas dit leurs derniers mots, et ils sont encore bien souvent le seul recours. Les "dernières" caravanes n’ont rien de folklorique. Si le spectacle offert lors des rassemblements de chameaux, dans l’ensemble du Sahara, n’en reste pas moins extraordinaire, leurs utilités économiques n’est plus à démontrer.
Le commerce caravanier saharien du sel, pratiqué par les Touaregs, est encore important. L'Afrique, en particulier les zones sahariennes et sahéliennes, manque de sel. Or, les besoins en sel de tout être vivant en pays chaud sont considérables. C'est ainsi qu’au Niger à l'automne, les grandes caravanes de l'Azalaï quittent la région de l’Aïr pour les salines de Bilma. Pendant ces trois semaines, plusieurs centaines de chameaux conduits par des Touaregs, traversent l'immensité du Ténéré jusqu'aux salines et reviennent. Près de 1000 km, à raison de 18 heures de marche par jour !
Les routes des caravanes suivent généralement la distance la plus courte reliant les oasis ou les points d’eau. Dès lors, certaines oasis sont devenues des centres de commerce importants. Par ailleurs, là où la distance entre deux sources naturelles était trop grande pour la sécurité de la caravane, des puits ont souvent été creusés pour atteindre l'eau sous la surface du désert. Beaucoup de ces puits sont toujours en activité et certains existent depuis des siècles.
   
   
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